1. Fixer le bon prix dès le départ
C'est l'étape la plus déterminante. Un bien surévalué de 5 à 10 % dès sa mise sur le marché reçoit peu de visites, se ringardise vite et finit systématiquement par se vendre en dessous de sa vraie valeur — ce qu'on appelle « griller » son bien.
Mon approche : un triple recoupement entre les données DVF (transactions réelles enregistrées aux impôts sur les 12 derniers mois), les annonces actives comparables (pour capter le signal de marché en temps réel) et une visite sur place pour intégrer les éléments non quantifiables (vue, luminosité, travaux, voisinage).
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2. Préparer les diagnostics obligatoires
Avant la mise en vente, prévoyez environ 400 à 800 € de diagnostics (selon la surface, l'âge et la localisation) réalisés par un diagnostiqueur certifié. Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) doit obligatoirement figurer dans l'annonce. Les autres diagnostics (amiante, plomb, électricité, gaz, termites, ERP, assainissement) sont remis au compromis.
Depuis le 1er janvier 2025, tous les logements classés G sont interdits à la nouvelle location (les G+ l'étaient déjà depuis 2023). Les F le seront au 1er janvier 2028, puis les E au 1er janvier 2034. Cela impacte directement la décote sur le prix de vente, et un audit énergétique est désormais obligatoire pour la vente de tout bien classé F ou G.
3. Mettre le bien en valeur
Un investissement modeste en mise en valeur peut générer plusieurs milliers d'euros de plus-value. Les gestes les plus rentables :
- Dépersonnaliser : retirer photos de famille, collections, meubles encombrants.
- Peintures rafraîchies dans des tons neutres (beige, gris clair, blanc cassé).
- Photographies professionnelles : c'est le premier critère de déclenchement de visite. J'inclus systématiquement des photos pro et, quand c'est pertinent, une visite virtuelle Matterport.
- Jardin et extérieurs : une pelouse tondue, quelques plantes fleuries et une terrasse propre changent radicalement la première impression.
4. Choisir le bon type de mandat
Trois options principales :
- Mandat simple — Vous pouvez confier le bien à plusieurs agences et le vendre vous-même. Facilité apparente, mais dilution de l'engagement des agents et souvent communication désordonnée (prix qui varient d'une annonce à l'autre, mauvais signal pour les acheteurs).
- Mandat exclusif — Un seul interlocuteur s'investit pleinement. C'est le mandat qui produit historiquement les meilleurs résultats en prix de vente et en délai.
- Mandat semi-exclusif — Un agent unique, mais vous conservez le droit de vendre à un acheteur que vous aurez trouvé vous-même.
Je privilégie le mandat exclusif ou semi-exclusif, qui justifie un investissement fort (photos pro, Matterport, communication ciblée) et une implication totale sur la vente.
5. Diffuser intelligemment l'annonce
Une annonce doit apparaître partout où l'acheteur cherche : portails nationaux (SeLoger, Leboncoin, Bien'ici), site du réseau Kévin GUEGAN Immobilier, réseaux sociaux (Instagram, LinkedIn), fichier interne des acquéreurs déjà enregistrés. À Vannes, environ 20 à 30 % des ventes se font sur le fichier acquéreurs avant même la publication publique.
6. Gérer les visites et les offres
Je filtre les contacts en amont (visite uniquement si projet cohérent, financement pré-qualifié). Chaque visite est suivie d'un débriefing avec le propriétaire et d'un retour factuel : objections, ressenti prix, intérêt réel.
Lorsqu'une offre arrive, mon rôle est d'objectiver la négociation : est-ce le meilleur prix atteignable ? Y a-t-il d'autres visites à venir ? Quelle est la solidité du financement de l'acquéreur (apport, accord de principe) ? Une offre au prix n'est pas toujours la meilleure offre si le financement est incertain.
7. Compromis, conditions, signature
Une fois l'offre acceptée, le compromis de vente est signé chez le notaire (ou sous seing privé avec homologation) dans un délai de 2 à 3 semaines. Il précise les conditions suspensives (obtention du prêt, absence de servitude, purge du droit de préemption urbain) et un délai de réalisation (généralement 2 à 3 mois).
L'acquéreur dispose ensuite de 10 jours de rétractation. Passé ce délai, la vente est ferme sous réserve des conditions suspensives. La signature de l'acte authentique intervient 2 à 3 mois plus tard chez le notaire ; c'est à ce moment-là que les fonds sont débloqués et les clés remises.
Frais et fiscalité : ce que ça coûte
- Diagnostics : 400 à 800 € (à la charge du vendeur).
- Honoraires d'agence : 4 à 6 % du prix de vente, dégressifs. À la charge du vendeur ou de l'acquéreur selon le mandat.
- Frais de notaire : 7 à 8 % du prix pour l'ancien, 2 à 3 % pour le neuf — à la charge de l'acquéreur.
- Mainlevée d'hypothèque : environ 0,8 % du capital restant dû si vous remboursez un prêt par anticipation.
- Plus-value : exonérée sur résidence principale ; imposée sur résidence secondaire (voir FAQ).
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